18 février 2011
De nouvelles élections ? Oui !
Toute la classe politique semble freiner des deux pieds lorsque qu’elle est interrogée sur l’opportunité de nouvelles élections.

“Cela ne changera rien” est la réponse la plus fréquente. Le fait que la NV-A se voit créditée de 5 % d’intention de vote en plus de ce qu’elle a déjà ajoute évidemment à la psychose générale.
Moi je dis “Tous aux urnes”. En effet, si après de nouvelles élections, l’échiquier politique reste fort semblable, ce n’est pas du tout un statu quo selon moi mais au contraire, une information capitale.
En effet, après 250 jours de négociations infructueuses, on sait exactement jusqu’où veut aller la NV-A, le CD&V et le PS. Pour une fois, nous voterons en parfaite connaissance de cause, ce qui est généralement impossible avant des élections “classiques”.
Et je ne pense pas qu’il s’agisse d’un référendum déguisé puisque lors d’un refendum, on vote par oui ou par non. Ici, les différents programmes sont plus nuancés et l’électeur aura le choix entre différentes approches.
En d’autres termes, si les flammands prennent la responsabilité de voter à nouveau massivement pour la NV-A et pour le CD&V (cette franche molle qui n’a plus rien avoir avec le CVP -oops sorry), c’est la fin du Fédéral (ce qui ne veut pas dire la fin de la Belgique).
Mais au moins, on pourra dire que cette fois, l’électeur aura fait son choix consciemment et que nous pourrons réorganiser le pays pour une période plus longue.
14 juin 2009
Faible taux de rétention de Twitter, et alors ?
Interpellé par le “Hi, Bye” de cette illustration qui christallise bien le phénomène d’abandon sur Twitter, je me décide à structurer en quelques lignes mon avis sur la question.
Cela doit être le 10ième article que je lis à ce sujet. On y parle du taux de rétention assez faible, entendez que 60 % (donnée à recouper) des nouveaux utilisateurs ne reviennent pas une seconde fois. Et de lire entre les lignes que Twitter, du fait de cette tendance, ne sera sans doute pas le phénomène planétaire annoncé.
“Real-time web”…
Paradoxalement, j’y vois là le signe avant-coureur d’une grande popularité. Il est probable que l’immense majorité des premiers contacts soient des visites qui font suite à la 15ième conversation où fût évoqué ce mot bizarre.
On finit par se dire : “Bon bin je vais aller voir. Aloooors, ….truite heure…nooon, twiteur…non, … ah , essayez avec cette orthographe… Twitter…. (clic)…tiens, ah ça a l’air d’être ça”
Après quelques minutes, quand vient l’abandon, n’ayant pas ressenti un intérêt direct, il n’est pas surprenant que les utilisateurs ne reviennent pas avant un bout de temps car comprendre le fonctionnement de Twitter, sa syntaxe (dur dur pour les néophytes), cela ne se fait pas en un jour. Créer sa communauté (suiveurs / suivis), filtrer le “bruit”, c’est bel et bien tout un parcours pendant lequel on comprend progressivement la puissance et l’intérêt de l’outil.
Par contre, sous la “pression populaire”, tout le monde y vient une fois pour ensuite pouvoir dire un truc du genre “oui j’ai examiné le tool mais franchement, je vois pas en quoi ça m’est utile tu vois…”.
En tout cas, ils y sont venus et selon moi, cela fait entrer Twitter dans le cercle très restreint des applis ayant passé le chemin de non-retour. Beaucoup de gens reviendront tôt au tard, cela ne fait aucun doute, car Twitter s’inscrit dans cette tendance de fond, le 4ième cycle du web, le “Real-time web” (1. Web statique 1990 – 2000, 2. Web dynamique 2000 – 2004. 3 Web 2.0 2004 – 2008 et 4. 2008 : Real-time web). Il s’agit de savoir tout sur tout, au moment où cela se passe, où que vous soyez, à n’importe quelle heure.
Et curieusement, je n’ai pas lu d’articles traitant du taux de rétention en abordant aussi ce point de vue (sans forcément être d’accord). C’est curieux car cela me paraît réellement fondamental. Mais si vous en connaissez, merci de me les indiquer…
Bien sur, il faut que les fondateurs exploitent le “first mover advantage” pour que Twitter reste un incontournable et auquel cas, je ne vois pas très bien ce qui va les empêcher de vendre leur plateforme 1 milliard de dollars un jour prochain…(on est déjà à 700 millions, qui dit mieux)
26 mai 2009
Tomeke Ethan Cruize, a maï
Hier soir fut une soirée où je decidai de subir la vie, de subir la télévision, sans lutter. Me voilà donc emporté par Mission impossible 3, sorti sur nos écrans en 2006 je crois.

Mission impossible 3, sorti sur nos écrans en 2006
Outre le fait que Tom nous a habitué à faire placer la caméra essentiellement sur lui (Le dernier Samourai, Valkyrie, tous les MI, …) et que finalement, on s’y habitue (d’ailleurs je pense que ça, les américains s’en sont quand même rendus compte), il est des choses qu’on ne peut pas passer sous silence. J’en épingle deux / trois :
- Il est clair que Tomeke a vu et revu l’intégralité de la filmographie de Bruce Willis et qu’il n’est pas de son goût de ne pas être considéré lui aussi comme l’incarnation du bien
- Aller imaginer que Phelps va trahir son équipe pour du fric (Mission Impossible 1), mais ça c’est la plus grosse des plus grosses inepties et franchement, un véritable camouflet pour les créateurs. Tout cela bien entendu pour remettre Ethan au centre et cristalliser l’attention sur God TOM. Je trouve ça énorme
- Tout cet argent dépensé pour cela, il n’y a rien à faire, même si je veux éviter de faire mon réac, il n’y a rien à faire, ça me choque.
Il me semble d’ailleurs qu’après une quizaine d’années de films américains très spectaculaires mais totalement creux, il y a suffisamment de matière pour permettre, en les divisant tous en petites parties égales, de créer un générateur de films à effets spéciaux.
Paramount produirait à moindre frais au moins 600 films, sans que les amateurs du genre ne s’en aperçoivent (système idem pour les titres. ex : Armagedon impossible 1, 2 et 3).
Et avec tous l’argent économisé, on fait des films d’Auteur (attention j’ai pas dis chiant) et on construit aussi des puits.
12 avril 2009
Ecolo gît, Ecologie
Voilà le titre de l’article que j’aimerais tant écrire un jour. Depuis que j’ai une conscience politique (c’est assez récent
), me suis toujours dit que le parti Ecolo était à la fois la pire et la meilleure des réponses à la conscientisation et à l’amorce du changement des attitudes.
La pire parce que les 3 autres partis wallons principaux ont pu dès lors agir en toute impunité et s’associer aux Verts pour mieux faire passer leur programme de solidarité soporiphisante (désolé pour le néologisme) ou de libéralisme non-visionnaire ou encore de…oui de quoi exactement…:-).
La meilleure car il faut une amorce. Il est temps que la gestion de la planête (ressources, dignité humaine mondiale, élévation de l’âme) soit au centre de tout. D’un autre coté, nous n’aurions sans doute pas pu y travailler plus tôt, car une véritable conscience mondiale, cela ne se construit pas du jour au lendemain (ni une Europe d’ailleurs).
A ce sujet, je ne partage pas du tout l’avis de certains philosophes contemporains qui prétendent que le monde d’aujourd’hui est en dysfonctionnement. Ils semblent tous oublier qu’il fonctionnait bien plus mal avant, si on se place sous le prisme de l’accès aux choses essentielles pour tous (tout en sachant que le chemin est encore long bien entendu). Ils ne font pas non plus a différence entre la visibilité récente et immédiate (150 ans grâce aux médias) des diffénces entre les peuples et les problèmes que cela pose.
Ainsi, j’ai le sentiment qu’une bonne frayeur au niveau de la planète nous fera encore faire un grand bon vers une organnisation mondiale bien huilée et juste pour qu’ensuite, on puisse enfin s’attaquer ensemble au vrai problème que nous avons tous en commun : qu’est-ce qu’on fout là ?
20 mars 2009
Le français dans les nouveaux médias
Mon post sur InterMedias + un petit passage en radio
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Je perçois davantage les médias dits interactifs (e-mails, réseaux sociaux, blogs) comme d’excellents “révélateurs” du niveau de la langue française.
Les fautes d’orthographes dans nos échanges digitaux (avec les amis et collègues) nous choquent toujours. Cela veut dire que l’idée de la nécessité d’un référentiel commun est bien présente et chacun doit faire un effort pour ne pas que cela ait de dommages collatéraux sur lui (ex : kéén clampin ce mec avec toutes ses fautes d’orthographes…alors que c’est un type bien).
Je doute par ailleurs que le niveau de la langue française était meilleur avant. Peut-être au sortir de l’école mais sans pratique, cela s’éffrite. Donc les nouveaux médias sont une chance incroyable de pratiquer la langue…et donc de la sauver peut-être
Les SMS, c’est un cas à part. Il ne faut pas s’en inquiéter selon moi. C’est un canal particulier dont le premier “S” va disparaître un jour grâce aux bandes passantes plus larges. Les abréviations et autres consonnances ne seront plus nécessaires grâce aux supports sémantiques qui vont sans cesse se développer.
Et c’est justement là qu’il faut sans doute s’inquiéter…Il se peut qu’un jour les logiciels poussent tout à notre place. Nous n’aurons plus qu’à émettre une vague onomatopée pour nous voir suggérer 40 mots…
17 mars 2009
En juin, vote des Y
Ayant assisté récemment à l’explication des stratégies de communication digitale des 4 partis francophones principaux, en vue des régionales de juin, je me pose la question suivante.
Si d’aventure un responsable “com” de ces partis passe par ce blog, je serais ravis qu’il me réponde. (nb : pour répondre, il faut cliquer sur “commentaire” en bas de la page).
Vous savez peut-être que ceux que l’on appelle la génération Y, ce sont les “Digital Native”, la “Net Generation”, etc. (Tentative de définition sur ce blog). En juin, ils vont devoir voter, puisque la Belgique a ceci de particulier que le vote est obligatoire (suis totalement pour). Ils auront certainement une idée très parcellaire du programme de chaque parti et des enjeux d’une telle élection. Poutant, ils vont devoir exprimer leur vote, disons un vote.
Voter pour qui…?
Parmi ces jeunes, un certain nombre vont voter comme la famille, ou pour leur famille (l’ami d’un vague cousin est sur les listes), et certains par réelle conviction, mais il reste le ventre mou. Oooor, ce ventre mou, çela fait des décennies qu’il est obligé de voter, un peu près tous les deux ans.
Nous connaissons quelques pratiques propres au Web et aux réseaux sociaux pour tenter d’en faire des votants. J’en épingle 3 (mais il y en a d’autres) :
- Glorification : entendez, photo en soirée avec un responsable politique et diffusée sur le web, d’où un petit moment de gloire et une forme d’allégnece. Technique dite “pipole”, très bien maîtrisée du coté de Ans et Herstal par exemple
- Pairs : les potes (les gens cool comme moi) qui votent pour Untel, bin je vais faire comme eux. Technique dite “identification des leader ou des groupes à influencer”
- One to one : si un homme politique répond en direct à une personne, même une seule fois, cela peut créer un sentiment d’accessibilité et une forme de redevabilité. Technique dite de “je soigne mon niveau de coolitude auprès des jeunes”
Mais il doit y en avoir d’autres, plus anciennes, davantage liées aux comportements fondamentaux de cette tranche d’âge non ? Et il existe plus que probablement des études qui expliquent ces mécanismes de choix. Il est assez surprenant de penser qu’un certain nombre de jeunes votants ne savent à quel politicien ils vont adresser leur voie avant d’avoir la liste sous les yeux au moment de voter. Et je vous entends déjà…”et pas seulement les jeunes !!“
Je fais une brève recherche sur le web à ce sujet et ça ne donne rien , si ce n’est des articles sur l’état déliquescent des connaissances sociétales de nos réthoriciens.
Ma question donc…
Les hommes politiques, ou plus précisément les responsables “com” des hommes poltiques, utilisent-ils ces études pour piloter leur prosélitisme (dans le bon sens du terme) dans les réseaux sociaux..?”
Si rien n’existe, pourquoi ne pas lancer un sondage, via les réseaux soiaux
, pour savoir par exemple si aujourd’hui, toutes les intentions de vote des 18 – 25 sont désormais liées à des mécanismes dits “Y” (voir plus haut) ou pas. Il me paraîtrait intéressant de savoir ça, si j’étais un responsable com d’un homme politique (n’y voyez aucun rendez-vous manqué…)
11 mars 2009
Metro vs Journalisme
Dans l’émission d’Alain Gerlache, Intermedia, on a pu entendre les spécialistes de la presse écrite et les acteurs de “Métro” qui comparaient les modèles de presse écrite payante et gratuite.
On tentait d’expliquer pourquoi “Métro” était rentable, à l’inverse des autres journaux, engoncés dans des frais de fonctionnement trop élevés par rapport aux sources de revenus.
Et bien je tire mon coup de chapeau Daniel Van Wilick (directeur des publications du groupe Rossel) ou du moins ceux et celles qui sont à l’initiative de ce beau coup marketing . En effet ici, on ne parle pas de journalisme (donc cessons de le comparer à la presse écrite) mais bien de business de niche.
Ce qui me fait tenir ce raisonnement, ce sont les éléments suivants :
Mise en perspectve : du propre aveu du directeur de Métro, les sources d’infos sont les dossiers de presse, les belgas et probablement le web. Il ne s’agit donc que de l’agrégation d’infos existantes sans la moindre mise en perspective (même si je n’exclu pas un petit trait d’esprit de temps à autre de l’un ou l’autre copiste de Métro, sans que ce soit pour autant toujours à propos)
Le NOM : Métro ! Ca dit bien ce que ça veut dire. On occupe un espace/temps où les citoyens ne peuvent pas entamer la lecture d’un article de fond (ou même de demi-fond) et n’a pas (encore) accès au web (pour la plupart). Ca sent la démarche Marketing subliminale à plein nez. Genre en vous donnant le nom du journal, on vous indique ce que vous allez trouver dedans en fonction du temps que vous passez dans le métro (entendez par extension : transport en commun pour aller au boulot – càd entre 10 et 30 min)
Le Blue Ocean. Comme vous le savez, toute démarche marketing consiste en autre à trouver quels sont ses compétiteurs. Red Ocean = trop de monde, on oublie, sauf si on écrase les prix. Blue Ocean : parfait, mais c’est plus difficile à trouver. Là encore, c’est clairement admis par Monsieur Van Wilick, toujours sur le plateau d’Intermedias. Il s’agit d’un coup marketing : “soyons les premiers et fermons la porte derrière nous”
Le besoin de savoir : les citoyens n’ont peut-être plus besoin (ou ne prennent plus le temps) de s’interroger sur le fonctionnement de notre société. Par contre, le besoin de connaître l’info dans sa plus simple expression (ex : info de base : Le Ministre Untel a démissioné à 14h47) est devenu impérieux.
Je fais d’ailleurs un parallèle avec la presse écrite online, qui marche bien aussi parce qu’elle s’inscrit dans le même processus de fournisseur d’infos de base, seule chose qui intéresse le lecteur au final.
Pourquoi ? Parce que la vie d’une personne est éclatée en différents centres d’intérêt et qu’il lui faut de l’info fraîche sur chacune de ces parties de sa vie. La manière dont il consomme de l’info, c’est donc une succession de petites news regroupant tous ses univers personnels.
Et Métro est un bon agrégateur d’infos génériques sociétales dont nous avons besoin, avant de passer à autre chose qui nous concerne plus personnellement. ET CA, ce n’est pas un point de vue que j’entends souvent dans les médias, chacun étant occupé à essayer de comprendre ce qui lui arrive sans avoir une vue hélicoptère comme on dit.
Donc en gros, bravo Métro. Mais le métier de journalisme, c’est autre chose. Et il y a lieu de s’interroger évidemment sur la suite…. Selon moi il faut augmenter l’aspect contextuel de l’info pour que le citoyen lui accorde désormas de la valeur (et donc qu’il paie). Il faut aussi penser à des micropaiement hyper facile, genre 0,10 eurocent l’accès aux dossiers multimedia hyper contextualisé d’une info.
8 mars 2009
Premier post et déjà, j’hésite
Comme le soulignait récemment Charles Bricman, nous sommes entré dans l’ère de la démocratisation de l’écriture, phénomène probablement aussi impactant que l’invention de Guthenberg (l’histoire nous le dira).
Encore faut-il que l’écriture soit réellement inscrite dans l’accomplissment de l’être humain pour parler d’une révolution me semble-t-il. Et là j’hésite…
