20 mars 2009
Le français dans les nouveaux médias
Mon post sur InterMedias + un petit passage en radio
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Je perçois davantage les médias dits interactifs (e-mails, réseaux sociaux, blogs) comme d’excellents “révélateurs” du niveau de la langue française.
Les fautes d’orthographes dans nos échanges digitaux (avec les amis et collègues) nous choquent toujours. Cela veut dire que l’idée de la nécessité d’un référentiel commun est bien présente et chacun doit faire un effort pour ne pas que cela ait de dommages collatéraux sur lui (ex : kéén clampin ce mec avec toutes ses fautes d’orthographes…alors que c’est un type bien).
Je doute par ailleurs que le niveau de la langue française était meilleur avant. Peut-être au sortir de l’école mais sans pratique, cela s’éffrite. Donc les nouveaux médias sont une chance incroyable de pratiquer la langue…et donc de la sauver peut-être
Les SMS, c’est un cas à part. Il ne faut pas s’en inquiéter selon moi. C’est un canal particulier dont le premier “S” va disparaître un jour grâce aux bandes passantes plus larges. Les abréviations et autres consonnances ne seront plus nécessaires grâce aux supports sémantiques qui vont sans cesse se développer.
Et c’est justement là qu’il faut sans doute s’inquiéter…Il se peut qu’un jour les logiciels poussent tout à notre place. Nous n’aurons plus qu’à émettre une vague onomatopée pour nous voir suggérer 40 mots…
17 mars 2009
En juin, vote des Y
Ayant assisté récemment à l’explication des stratégies de communication digitale des 4 partis francophones principaux, en vue des régionales de juin, je me pose la question suivante.
Si d’aventure un responsable “com” de ces partis passe par ce blog, je serais ravis qu’il me réponde. (nb : pour répondre, il faut cliquer sur “commentaire” en bas de la page).
Vous savez peut-être que ceux que l’on appelle la génération Y, ce sont les “Digital Native”, la “Net Generation”, etc. (Tentative de définition sur ce blog). En juin, ils vont devoir voter, puisque la Belgique a ceci de particulier que le vote est obligatoire (suis totalement pour). Ils auront certainement une idée très parcellaire du programme de chaque parti et des enjeux d’une telle élection. Poutant, ils vont devoir exprimer leur vote, disons un vote.
Voter pour qui…?
Parmi ces jeunes, un certain nombre vont voter comme la famille, ou pour leur famille (l’ami d’un vague cousin est sur les listes), et certains par réelle conviction, mais il reste le ventre mou. Oooor, ce ventre mou, çela fait des décennies qu’il est obligé de voter, un peu près tous les deux ans.
Nous connaissons quelques pratiques propres au Web et aux réseaux sociaux pour tenter d’en faire des votants. J’en épingle 3 (mais il y en a d’autres) :
- Glorification : entendez, photo en soirée avec un responsable politique et diffusée sur le web, d’où un petit moment de gloire et une forme d’allégnece. Technique dite “pipole”, très bien maîtrisée du coté de Ans et Herstal par exemple
- Pairs : les potes (les gens cool comme moi) qui votent pour Untel, bin je vais faire comme eux. Technique dite “identification des leader ou des groupes à influencer”
- One to one : si un homme politique répond en direct à une personne, même une seule fois, cela peut créer un sentiment d’accessibilité et une forme de redevabilité. Technique dite de “je soigne mon niveau de coolitude auprès des jeunes”
Mais il doit y en avoir d’autres, plus anciennes, davantage liées aux comportements fondamentaux de cette tranche d’âge non ? Et il existe plus que probablement des études qui expliquent ces mécanismes de choix. Il est assez surprenant de penser qu’un certain nombre de jeunes votants ne savent à quel politicien ils vont adresser leur voie avant d’avoir la liste sous les yeux au moment de voter. Et je vous entends déjà…”et pas seulement les jeunes !!“
Je fais une brève recherche sur le web à ce sujet et ça ne donne rien , si ce n’est des articles sur l’état déliquescent des connaissances sociétales de nos réthoriciens.
Ma question donc…
Les hommes politiques, ou plus précisément les responsables “com” des hommes poltiques, utilisent-ils ces études pour piloter leur prosélitisme (dans le bon sens du terme) dans les réseaux sociaux..?”
Si rien n’existe, pourquoi ne pas lancer un sondage, via les réseaux soiaux
, pour savoir par exemple si aujourd’hui, toutes les intentions de vote des 18 – 25 sont désormais liées à des mécanismes dits “Y” (voir plus haut) ou pas. Il me paraîtrait intéressant de savoir ça, si j’étais un responsable com d’un homme politique (n’y voyez aucun rendez-vous manqué…)
11 mars 2009
Metro vs Journalisme
Dans l’émission d’Alain Gerlache, Intermedia, on a pu entendre les spécialistes de la presse écrite et les acteurs de “Métro” qui comparaient les modèles de presse écrite payante et gratuite.
On tentait d’expliquer pourquoi “Métro” était rentable, à l’inverse des autres journaux, engoncés dans des frais de fonctionnement trop élevés par rapport aux sources de revenus.
Et bien je tire mon coup de chapeau Daniel Van Wilick (directeur des publications du groupe Rossel) ou du moins ceux et celles qui sont à l’initiative de ce beau coup marketing . En effet ici, on ne parle pas de journalisme (donc cessons de le comparer à la presse écrite) mais bien de business de niche.
Ce qui me fait tenir ce raisonnement, ce sont les éléments suivants :
Mise en perspectve : du propre aveu du directeur de Métro, les sources d’infos sont les dossiers de presse, les belgas et probablement le web. Il ne s’agit donc que de l’agrégation d’infos existantes sans la moindre mise en perspective (même si je n’exclu pas un petit trait d’esprit de temps à autre de l’un ou l’autre copiste de Métro, sans que ce soit pour autant toujours à propos)
Le NOM : Métro ! Ca dit bien ce que ça veut dire. On occupe un espace/temps où les citoyens ne peuvent pas entamer la lecture d’un article de fond (ou même de demi-fond) et n’a pas (encore) accès au web (pour la plupart). Ca sent la démarche Marketing subliminale à plein nez. Genre en vous donnant le nom du journal, on vous indique ce que vous allez trouver dedans en fonction du temps que vous passez dans le métro (entendez par extension : transport en commun pour aller au boulot – càd entre 10 et 30 min)
Le Blue Ocean. Comme vous le savez, toute démarche marketing consiste en autre à trouver quels sont ses compétiteurs. Red Ocean = trop de monde, on oublie, sauf si on écrase les prix. Blue Ocean : parfait, mais c’est plus difficile à trouver. Là encore, c’est clairement admis par Monsieur Van Wilick, toujours sur le plateau d’Intermedias. Il s’agit d’un coup marketing : “soyons les premiers et fermons la porte derrière nous”
Le besoin de savoir : les citoyens n’ont peut-être plus besoin (ou ne prennent plus le temps) de s’interroger sur le fonctionnement de notre société. Par contre, le besoin de connaître l’info dans sa plus simple expression (ex : info de base : Le Ministre Untel a démissioné à 14h47) est devenu impérieux.
Je fais d’ailleurs un parallèle avec la presse écrite online, qui marche bien aussi parce qu’elle s’inscrit dans le même processus de fournisseur d’infos de base, seule chose qui intéresse le lecteur au final.
Pourquoi ? Parce que la vie d’une personne est éclatée en différents centres d’intérêt et qu’il lui faut de l’info fraîche sur chacune de ces parties de sa vie. La manière dont il consomme de l’info, c’est donc une succession de petites news regroupant tous ses univers personnels.
Et Métro est un bon agrégateur d’infos génériques sociétales dont nous avons besoin, avant de passer à autre chose qui nous concerne plus personnellement. ET CA, ce n’est pas un point de vue que j’entends souvent dans les médias, chacun étant occupé à essayer de comprendre ce qui lui arrive sans avoir une vue hélicoptère comme on dit.
Donc en gros, bravo Métro. Mais le métier de journalisme, c’est autre chose. Et il y a lieu de s’interroger évidemment sur la suite…. Selon moi il faut augmenter l’aspect contextuel de l’info pour que le citoyen lui accorde désormas de la valeur (et donc qu’il paie). Il faut aussi penser à des micropaiement hyper facile, genre 0,10 eurocent l’accès aux dossiers multimedia hyper contextualisé d’une info.
8 mars 2009
Premier post et déjà, j’hésite
Comme le soulignait récemment Charles Bricman, nous sommes entré dans l’ère de la démocratisation de l’écriture, phénomène probablement aussi impactant que l’invention de Guthenberg (l’histoire nous le dira).
Encore faut-il que l’écriture soit réellement inscrite dans l’accomplissment de l’être humain pour parler d’une révolution me semble-t-il. Et là j’hésite…